Portenawak

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Ne touchez pas à ceux qui bossent

Dans une société de services, cinq cannibales viennent d'être embauchés en tant que programmeurs.
Lors de leur arrivée, le directeur leur dit : "Vous pouvez travailler ici, gagner beaucoup d'argent et manger dans notre cantine. Mais laissez les autres collaborateurs tranquilles."

Les cannibales promettent de n'embêter personne ...
4 semaines plus tard le directeur revient et leur dit : "Vous travaillez très bien. Mais il nous manque une femme de ménage ; est-ce que vous savez ce qu'elle est devenue ?"

Les cannibales répondent tous par la négative et jurent n'avoir rien à faire avec cette histoire.
Dès que le directeur est parti, le chef des cannibales demande : "Quel est le con parmi vous qui a mangé la femme de ménage ?"
Le dernier au  fond répond d'une petite voix : "C'est moi".

Le chef des cannibales : " Pauvre abruti !! Depuis 4 semaines, on ne se nourrit que de chefs de service et de chefs de projet, afin que personne ne remarque rien, et toi il faut que tu bouffes la femme de ménage !!"

Rédigé le mardi 22 novembre 2005 dans Blagues au travail | Lien permanent | Commentaires (0)

Oh mamy, Oh mamy blues

Merci à Christine d’avoir témoigné sur le blog portenawak

Je craque, je n'en peux plus, je crie PORTE NAWAK. Je reviens de la machine à café où j'ai assisté à une discussion "C'était mieux avant".

La scène : La machine à café un matin de novembre où les vacances sont oubliées et Noël pas encore assez présent pour que ça mobilise tous les neurones disponibles.

Les acteurs : Moi endormie et deux collègues de bureau en train de se plaindre de leur sort et de leur situation :

- Avant c'était pas comme ça, il y avait du respect dans l'entreprise, nos patrons étaient des gens du sérail qui avaient obtenus leur poste au mérite et pas des jeunes financiers bardés de diplômes qui ne savent pas de quoi ils parlent -

Tu as raison, tu as vu tout ce qu'il nous demande, c'est complètement fou. Il faut faire son travail et en plus tout changer et puis quoi encore

- Qu'est-ce qu'on était bien avant

Là j'ai craqué et leur ai demandé - C'était quand avant ? dans les années 1930 où il fallait demander au contremaître pour aller faire pipi ! après la guerre où les gens travaillaient 70 heures par semaine pour reconstruire le pays ! dans les années 1960 où le patronat avait tout pouvoir ! dans les années 1980 où le fric était la seule valeur avec Bernard Tapie comme Idole.

Grand froid, une des pipelettes passéistes me dit mais pourquoi tu nous demandes cela - Parceque j'en ai marre de cette sinistrose et que le "C'était mieux avant" m'énerve. C'est à nous de construire le monde futur en y participant avec envie, humour et enthousiasme et non pas en rêvant sur un passé qui n'était pas aussi idyllique que ça. Et pourquoi pas revenir au moyen âge et sous la monarchie tant que vous y êtes. Tout n'est peut être pas rose mais nous avons les moyens de faire évoluer les choses. Notre monde est dure mais peut être pas autant que celui que d'autres partagent tant dans l'espace que dans le temps. Mais c'est plus facile de fouiller dans les tiroirs de son passé que d'investiguer l'armoire du monde avec des coffrets sans fin de création, d'innovation et d'humanisme.

Merde et merci au blog de m'avoir permis de sortir ce que j'avais sur le cœur

Rédigé le jeudi 24 novembre 2005 dans Collègues je vous aime, collègues je vous hais | Lien permanent | Commentaires (0)

El producto typico

Un des avantages des rachats et réorganisations, eh oui il pourrait y en avoir bien caché sous la montagne d'inconvénients et de d'injustice, consiste dans le fait de rencontrer des personnes nouvelles avec des cultures si différentes qu'elles nous font prendre conscience de la notre et de nos travers au travail.

Mon entreprise produit et commercialise un logiciel de statistiques et a, dans ce cadre racheté des entreprises du même secteur dans d'autres pays européens. De ce fait il n'est pas rare que nous ayons des collègues de Madrid, Lisbonne, Londres, Milan ou encore Dusseldorf qui nous rendent visite ou avec lesquels nous travaillons sur des dossiers.

C'est peut être comme cela que l'on va construire l'Europe, en apprenant à travailler ensemble et aussi en grandissant ensemble. mais sur ce dernier point, je tiens à remercier C. Klapich pour son film l'auberge Espagnole qui montre tout l'intérêt que nos enfants apprennent la vie et aussi l'amour avec leurs collègues européens.

Dans le cadre d'un projet commercial, nous devons faire une offre globale pour un client qui a des implantations dans toute l'Europe, nous obligeant ainsi à nous coordonner pour donner une prestation cohérente et visible au client. Je pilote ce projet avec mon collègue espagnol et celui-ci qualifie très souvent une situation de blocage ou d'incompréhension culturel entre nous par "El producto typico". Pour moi cette expression raisonnait de manière un peu prétentieuse et xénophobes considérant les différences culturelles comme un produit alimentaire AOC. La première fois ça passe, la deuxième vous faites l'étonné, la troisième vous montrer votre indignation et la quatrième vous vous dites que vous ne pouvez pas laisser continuer.

Comme le dit la chanson de Nougaro "Est-ce l'Espagne en toi qui pousse un peu sa corne", je lui ai demandé pourquoi il qualifiait de la sorte ces interlocuteurs et que je percevais cela comme dédaigneux. Il me répondit : Ah vous les français ! vous êtes toujours prêt à partir sur le front de l'injustice culturelle comme si vous étiez les dépositaires d'une référence Universelle. En Espagne on appelle les français  "les moi je" car vous commencez toujours une phrase par moi je. En suis-je outré, non , c'est votre culture et quand celle-ci intervient dans nos fonctionnements, je l'identifie en tant que telle par "El producto typico" pour me rappeler l'importance que ça a. Ah oui ça fait pas très intello, mais au moins tout le monde comprend. je sais ça fait un peu produits alimentaires mais en France n'appelez vous pas les italiens "les macaronis", les allemands "les bouffeurs de choucroute".

Après cet échange je me suis dit que nous avions tout à apprendre de l'Europe et de ses cultures. Je suis presque fier d'être un producto typico tout en conservant un recul suffisant pour que le typique ne soit synonyme d'unique.

Rédigé le jeudi 24 novembre 2005 dans Collègues je vous aime, collègues je vous hais | Lien permanent | Commentaires (0)

Mot à Maux

A l’occasion d’une réunion de travail au cours de laquelle je donnais mon point de vue sur des manières de faire en précisant leur inefficacité et la nécessité de le revoir je fus repris d’une manière aussi surprenante que désagréable.

En effet, un responsable s’adressa à moi par l’expression condescendante suivante : Mon jeune collègue, ne soyez pas trop exigeant, les organisations ont une raison que la raison ignore.

Au delà du fait qu’il plagiait Molière sans s’en rendre compte et pensait faire de l’esprit, il ne répondait en rien à mes interrogations et cherchait à me discréditer en me qualifiant de non expérimenté et en faisant état de sa supériorité hiérarchique.

J’avais vraiment envie de lui « Mon vieux con » mais compte tenu du protocole je me suis limité à un n’importe quoi. Pourquoi on n’aime pas les jeunes dans les entreprises ? On est trop jeune, trop diplômé, trop pressé et jamais comme il faut.

Rédigé le dimanche 04 décembre 2005 dans Collègues je vous aime, collègues je vous hais | Lien permanent | Commentaires (0)

Cocotte

Depuis deux semaines, nous avons en stage une jeune étudiante d’une université en sciences de gestion. C’est vraie qu’elle toujours pomponnée mais un « quinqua » bon teint a entrepris de l’appeler Cocotte.

Je suis peut être trop pointilleux sur les mots mais je trouve cela dégradant et comme une attaque machiste à la gente féminine. « C’est bien cocotte, vous avez fait du bon travail ». C’est quoi c’est familiarité de goujat, c’est un mélange de fausse compassion et de négation féminine la reléguant au rôle de poupée à des desseins que mon éthique condamne. Les entreprises sont-elles machistes ou n’est-ce qu’une malheureuse expérience non représentative ? Peut être mais parfois j’en doute alors veillons.

Rédigé le dimanche 04 décembre 2005 dans Collègues je vous aime, collègues je vous hais | Lien permanent | Commentaires (1)

Merci les shadoks

Note laissée par Laurence, une jeune docteur en science de gestion pleine d'humour.

Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes.

Rédigé le mardi 06 décembre 2005 dans Blagues au travail | Lien permanent | Commentaires (0)

Faire semblant

Extrait d’une conversation dans un couloir d’une multinationale entre deux cadres :

- Salut Pierre, tu as reçu le mail de Nicole ?

- Houai, mais je en l’ai pas encore regardé, elle nous en envoie 15 par jour, une vraie Calimity Jane du clavier ! Qu’est-ce qu’elle nous demande ?

- De faire le compte-rendu de la dernière séance de notre groupe de travail

- Mais il ne s’est rien dit, personne n’avait rien préparé et on a fait semblant de bredouiller deux ou trois évidences avant de définir une prochaine date

- oui je sais, je suis d’accord avec toi mais tu sais qu’elle doit mettre les compte-rendus sur un outil informatique de gestion de projet pour que ses indicateurs de pilotage soient au vert

- Tu me demandes de passer une heure pour écrire un rapport bidon qui va participer à donner l’illusion que l’on travaille efficacement et que le projet avance alors que c’est faux. C’est vraiment n’importe quoi

Rédigé le mardi 06 décembre 2005 dans L'absurde dans mon entreprise, Portenawak d'or | Lien permanent | Commentaires (1)

Dépensez moins pour pouvoir gaspiller

Extrait d’une conversation dans un couloir d’une administration entre deux salariés :

- Salut Marie, Qu’est-ce que se passe au secrétariat, Pourquoi y a-t-il autant de cartons d’ordinateurs dans le couloir ?
- Ils changent tous les ordinateurs du secrétariat

- ça doit coûter un Max, je croyais que l’on devait faire des économies sur tous les postes, ça m’énerve de voir ce gâchis d’argent alors que je dois supplier pour faire le moindre achat
- Tu connais la réponse ! ce n’est pas les mêmes lignes budgétaires
- Je m’en fou de leur conneries budgétaires, j’ai l’impression que l’on se fou de nous. Je veux juste avoir les moyens de faire mon job et que l’on ne nous dise pas qu’il n’y pas d’argent quand on voit des gaspillages en remplaçant des ordinateurs qui peuvent encore servir un an ou deux.

Rédigé le mardi 06 décembre 2005 dans L'absurde dans mon entreprise | Lien permanent | Commentaires (1)

Quand l’administratif tue l’envie

Merci à Gérard, ingénieur au CEA à la retraite, qui m’a fait ce retour de lecture très touchant sur les situations absurdes en entreprises.

Les structures administratives ne cessent  de se compliquer (avec forte augmentation du pourcentage de  personnel administratif), J'en cite volontiers  un petit indice, très  révélateur à mon avis, et que vous pourrez utiliser, si vous voulez,  pour une prochaine édition de votre livre.

En 1949, je travaillais dans une casemate du fort de Châtillon. Lorsque nous avions besoin d'un accessoire ou d'un petit  appareil, il suffisait  de descendre  au sous-sol, de bavarder un peu avec un sympathique magasinier, qui nous guidait parmi les stocks  de matériel récupéré dans les surplus américains. Un an plus tard, même scénario, sauf qu'il fallait griffonner un bon de sortie.

De 1950 à 1954, je fus hébergé par le professeur Chaudron, éminent métallurgiste, dirigeant le grand  laboratoire CNRS de Vitry, et nouveau membre du Comité scientifique du CEA (parce que le combustible du 2° réacteur de recherche devait être de l'uranium métallique.) Je fus très bien accueilli dans ce Centre de Recherche   de Chimie Métallurgique,  dont  les chercheurs m'enviaient parce que j'étais  du CEA,  c'est-à-dire une organisation réputée plus dynamique et  surtout plus riche que le CNRS. C'est pourquoi, chaque semaine je  retournais au fort  de Châtillon, pour y « faire mon marché », c'est-à-dire  que j'y allais avec une liste des objets dont mes collègues de Vitry  avaient  besoin mais  ne pouvaient  pas trouver  au CNRS. Je connaissais les ressources des magasins du fort et surtout  le sympathique magasinier; pas de problème, sauf qu'il fallait un bon de sortie en double exemplaire.

En 1954, j'ai quitté le CECM pour  intégrer les bâtiments tout neufs du Centre d'Etudes Nucléaires de Saclay. Après quelques mois de pagaille, les circuits  furent bien organisés, ainsi que les approvisionnements. Mais il n'était  plus question  d'aller  se servir au magasin ; il fallait demander l'inventaire du matériel

disponible, et passer une commande, en 3 exemplaires, et nous étions livrés. une semaine plus tard  quand on avait  de la chance. Cette procédure ne fut pas changée pendant  les 6 années suivantes, sauf que le nombre d'exemplaires de la commande  au magasin fut porté  à 4, puis à 5 et enfin à 6 ! Même si on admet que quelques uns allaient immédiatement s'empiler dans des classeurs, pour n'y être jamais consultés, il en restait  bien 2 ou 3 qui étaient  transmis à d'autres services administratifs, qui passaient du temps à les enregistrer, un temps payé évidemment pour un rendement négatif....C'était  n'importe  quoi !

Rédigé le samedi 10 décembre 2005 dans Retours de lecture du livre "C'est n'importe quoi" | Lien permanent | Commentaires (0)

Des réunions pour ne rien dire

Merci à Gérard, ingénieur au CEA à la retraite, qui m’a fait ce retour de lecture très touchant sur le chapitre du livre « des réunions pour ne rien dire. ». Ses remarques, réflexions et émotions sont riches en enseignements et humanisme.

Mon expérience sur ce thème, c'est le contraste entre les réunions de labo et celles à la direction du Centre d'Etudes nucléaires de Saclay. Au labo, réunion hebdomadaire dont l'ordre du jour était  implicitement et invariablement le récit  par  chaque thésard de ses expériences de la semaine passée et des articles intéressants qu'il avait trouvés dans les derniers numéros des revues scientifiques Chacune de ces interventions était suivie d'un débat où presque tous prenaient part, sans jugement sur les hommes, mais uniquement  pour communiquer d'autres informations peut-être  utiles  pour la recherche  en question. Par contre, les réunions  à la direction du Centre avaient un ordre du jour affiché : en général, c'était  la communication de circulaires reçues du Siège, suivie d'un commentaire de la direction du CENS sur la façon de les appliquer à Saclay. Passionnant...

Ce qui nous opposait le plus au Siège, c'était la manie des services de la rue de Varenne (puis du nouveau siège rue de la Fédération), de changer presque chaque année les organigrammes. Cela ne changeait pas notre travail de recherche quotidien, mais par contre, cela compliquait singulièrement les procédures de demandes de crédit pour l'année suivante.

Pendant les années 70, on a découvert en France la remarquable efficacité des entreprises japonaises, et plusieurs cadres d'entreprises françaises sont allés au Japon pour y découvrir les recettes de cette réussite (quelques principes d'organisation, comme le flux tendu, mais surtout la jeunesse de la main d'œuvre mal payée pour des horaires affolants). On racontait alors que Toyota changeait  systématiquement ses organigrammes tous les 7 ans, parce qu'au bout de 7 ans,  les employés n'établissaient plus de nouvelles relations, or ces relations étaient  jugées comme une des sources de la richesse de l'entreprise.

Comme je suis secrétaire du Bureau de l'association ARAPEJ, depuis une bonne dizaine d'années, je puis témoigner que, dans les associations, un tant soit peu structurées, les convocations du Bureau, et à fortiori celles du Conseil et de l'A.G., portent toujours un ordre du jour. Il est vrai que, dans une association, les participants de ces réunions sont tous des administrateurs, donc pas de hiérarchie, le président est au service des administrateurs qui l'ont élu. Mais pourquoi ne pas imaginer que dans une  entreprise, l'organisateur d'une réunion (qui n'est  pas obligatoirement le président de séance) ait du respect pour ses collaborateurs et leur  travail. A relier au fait que notre système de comptabilité ne rend absolument pas compte d'une richesse essentielle de l'entreprise : le savoir-faire  et l'expérience  de ses employés, qui sont autant des investissements (frais de formation) que des charges.

Rédigé le samedi 10 décembre 2005 dans Retours de lecture du livre "C'est n'importe quoi" | Lien permanent | Commentaires (0)

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