Portenawak

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Sortez le carton jaune Portenawak

Qu'est-ce que l'on va se marrer en sortant le carton Portenawak en entreprise. Avec toutes les situations absurdes que l'on vit, il y a de quoi dire stop, on veut travailler autrement.
Bravo pour cette initiative de blog et d'ouvrage

Rédigé le lundi 31 octobre 2005 dans Le carton portenawak | Lien permanent | Commentaires (0)

Sortir le carton portenawak en réunion

Cette note est la restitution d'un commentaire d'un cadre commercial de 35 ans habitant Lyon sur l'intérêt du carton portenawak

Aujourd'hui est un grand jour dans la lutte au n'importe quoi. Pour la première fois j'ai sorti le carton portenawak en réunion en signalant que ce petit gadget cartonné pourrait être un outil pédagogique pour nous tous.
Tous les participants de la réunion ont émis un rictus à la fois interrogatif et craintif. Ils étaient tous coincés à l'idée de commenter l'utilisation de cet objet en pensant que ce petit bout de carton pourrait se retourner contre eux comme un boomerang.  ça les faire rire, mais se voir opposer un carton portenawak les tétanise. Et puis qui osera braver la hiérarchie muni d'une bannière aussi simple mais lourde de sens ! est-ce aussi dur que cela de dire les choses et se poser la question de pourquoi on les fait ? Sommes nous plus attachés à nos prérogatives de pouvoir qu'à la recherche d'une meilleure efficacité dans notre travail ! En tout cas ce petit bout de papier ça fait parler et tout le monde le sort comme pour dire stop au n'importe quoi. Une personne a même dit c'est genial portenawak, c'est un peu comme le "cassé" de Brice de Nice mais pour les adultes.
A bientôt
Pierre, Cadre commercial, Editeur Informatique, Lyon

Les footeux y voient une allusion footballistique et rêvent de jouer avec comme un arbitre

Rédigé le mardi 15 novembre 2005 dans Le carton portenawak | Lien permanent | Commentaires (0)

Même pas un merci

« Avec tout ce que j’ai fait sur le projet, je n’ai même pas eu un merci. On sait venir nous parler que lorsque ça ne va pas mais jamais lorsque nous avons réussi. Pour ce projet, je me suis surinvesti en participant à de nombreuses réunions, en produisant des rapports, en prenant des risques, en gérant un stress supplémentaire, en m’exposant à de nombreuses critiques et tout ça pourquoi ? Si ce n’est pour n’avoir aucun signe de reconnaissance et s’entendre dire que c’est normal et que ça fait partie de notre job et bien la prochaine fois je ne ferai que mon travail sans me surinvestir et on « pédalera dans la semoule » pendant six mois avant de constater que le projet s’englue au risque de le voir remis en cause et d’avoir fait perdre du temps à tout le monde »

Cette déclaration « off » à la machine à café d’un cadre dans une entreprise me paraît être révélatrice d’un phénomène que je nomme le syndrome de désengagement post sur-investissement. Les nombreux changements actuellement déployés dans les entreprises mettent certains salariés et notamment les cadres dans une situation où ils doivent faire leur travail mais également le pilotage de celui-ci et participer à des projets chronophages en production et coordination. Ces personnes constituent le groupe que je qualifie de volontaires. Par souci de bien faire et/ou d’obtention de résultat, ces personnes s’investissent au maximum de leurs capacités parfois au détriment de leur métier et vie personnelle. De ce surinvestissement, ils n’attendent pas qu’on leur déroule un tapis rouge mais simplement que des personnes qu’ils jugent importantes (notamment leur hiérarchie) leurs montrent des signes de reconnaissance pour l’effort consenti et les résultats obtenus.

Sans ces signes, l’écart entre l’effort supplémentaire consenti et l’absence de reconnaissance sera perçu comme une rupture relationnelle pouvant conduire à des comportements de passivité active (je ne fais que mon travail),de passivité absolue (on fait semblant) ou d’opposition (je critique certains projets). Paradoxe, ce sont des personnes très motivées et impliquées qui peuvent devenir des leviers de la passivité et de l’opposition parce que le management ne sait pas apprécier les efforts et remercier ceux qui les font.

Rédigé le dimanche 20 août 2006 dans Le carton portenawak | Lien permanent | Commentaires (0)

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