Portenawak

Catégories

  • Blagues au travail
  • Collègues je vous aime, collègues je vous hais
  • De nouvelles compétences
  • Dysfonctionnements en entreprise
  • Grands débats de l'entreprise
  • Je suis débordé et j'en ai marre
  • L'absurde dans mon entreprise
  • Le carton portenawak
  • Le meilleur est possible
  • Mon chef est un con
  • Non aux licenciements insjustifiés
  • Portenawak d'or
  • Présentation du Blog Portenawak
  • Retours de lecture du livre "C'est n'importe quoi"
  • S'interroger pour changer

ASAP

Tous les mails par lesquels on vous demande de faire quelque chose se terminent par ASAP ou bien avec un brin d'humour "c’était pour hier". Qu'est-ce qui se passe pour que tout le monde s'acharne à faire les choses dans l'urgence ? Sommes nous pleinement productifs dans un tel fonctionnement ? Est-ce un emballement de la machine entreprise ? Une peur des individus qui cherchent dans le mouvement permanent et toujours plus rapide une impression de vie intense ? Je n'en sais rien. Je regrette d'autant plus ce mode de fonctionnement que l'on dépense beaucoup d'énergie pour répondre dans les délais et que le lendemain on défait l’œuvre de la veille sans se soucier de vos états d'âmes. On nous stresse pour écrire une note que personne ne lira, pour mettre en place un outil informatique que l'on oubliera au plus vite, pour faire une étude afin de donner l'impression à son chef que ses troupes travaillent, etc.
Pensons non plus agitation mais performance et plaisir et donnons un peu de temps à notre vie sinon ça sera vraiment n'importe quoi

Rédigé le mardi 15 novembre 2005 dans Je suis débordé et j'en ai marre | Lien permanent | Commentaires (3)

Apprendre à dire non

Mardi 10 h, une scène quotidienne de la vie des entreprises. Pierre, contrôleur de gestion explose alors que son responsable lui demandais de reprendre un document qu’il avait réalisé :

« J’en ai marre c’est toujours les mêmes qui doivent bosser, on ne nous dit rien et après dès que l’on fait quelque chose on nous adresse tous les reproches de la terre et on nous fait refaire dix mille fois ce qui était demandé sans se mettre à notre place et prendre en compte le travail que cela demande. »

Je ne l’avais jamais vu comme cela, il était dans un état de stress et de violence verbale qui pour moi était symptomatique d’une situation de saturation et de ras le bol. Son comportement était d’autant plus surprenant que Pierre est une personne discrète qui dit tout le temps oui. Soucieux de comprendre ce qui avait pu le pousser à un comportement envers un de ses collègues, j’entrepris après la tempête un travail d’investigation auprès de Pierre. En fin d’après midi, je décidais de l’aborder de manière neutre.

- ça va, tu avais l’air énervé ce matin

- oui j’ai même un peu déconné mais je n’arrive pas à dire non, je pense que les autres vont comprendre que je ne suis pas d’accord mais je rêve, tant que tu ne leurs dis pas non, ils ne comprennent pas ou font mine de ne peut pas comprendre pour exiger plus de toi. Est-ce que tu sais si ça existe des formations pour apprendre à dire non
- A ma connaissance non mais cela mériterait d’être monté pour permettre une meilleure expression de la différence de point de vue sans traumatisme ni excès de violence.

Rédigé le mercredi 14 décembre 2005 dans Je suis débordé et j'en ai marre | Lien permanent | Commentaires (0)

Il fait gris dans les entreprises

Quand vous demandez à quelqu’un si il va bien, vous avez une très forte probabilité d’avoir une réponse du type : je suis débordé, je suis stressé, j’en ai marre de ce fonctionnement où il faut tout faire dans l’urgence sans avoir un merci.

Pourquoi très peu de gens vous disent : « je suis heureux, tout va bien, c’est super ». C’est excès de pessimiste est-il réel ou bien surévalué ? Est-ce une manière de conjurer le sort ? Est-ce un vieux reste de culture chrétienne où il faut montrer que l’on souffre pour être heureux ? Où y a t-il une telle dégradation que les gens de mon age (35 ans), qui n’ont connu que cela, ne peuvent s’en rendre compte ? Quels seraient les facteurs de ce pessimisme et du stress qui lui est très souvent associé ?

Je m’entretenais avec Sophie, une cadre dans une grande entreprise française qui me disait : « je n’ai plus la niac, on est en permanence stressé pour sortir des documents qui ne seront jamais lus, notre chef reste jusqu’à des heures impossibles pour nous faire culpabiliser. Quand quelqu’un essaye d’être gentil c’est parcequ’il a fait un stage de développement personnel et que c’est inscrit sur sa liste mais pas parcequ’il le désire réellement et qu’il a envie de nous faire plaisir »

Le stress serait-il une conséquence de l’enfermement individualiste des personnes en entreprise ? Pour reprendre une expression d’un cadre dans une grande banque, « je n’ai pas l’impression de partager quelque chose mais simplement d’être un numéro pour être dégagé ensuite ». La solitude, le manque de moments vrais, une ambiance vouée au culte de la rapidité et de la performance, des chefs qui ne savent plus comment gérer l’intolérable, un monde financier qui écrase tout, etc. sont autant d’éléments qui font que l’on peut avoir envie d’autre chose. Encore faut-il s’en donner les moyens et ne pas tout critiquer sans participer à ce changement que tout le monde attend.

Rédigé le dimanche 12 mars 2006 dans Je suis débordé et j'en ai marre | Lien permanent | Commentaires (0)

Marre du harcèlement téléphonique

- Bonjour, j’aimerai parler à Monsieur …. (Jamais se présenter au début pour garder la personne le plus longtemps possible)

- Je me présente Nathalie Boulanger de l’Institut National d’Etude Français (un nom d’interlocuteur bidon et un nom d’institution pour éviter que l’appelé ait des doutes quand au caractère commercial de la démarche)

- Nous réalisons une enquête nationale sur les modes de vie des ménages pour mieux comprendre les envies et besoins des français (On croirait presque la démarche salutaire présentée comme cela)

- Notre enquête ne vous prendra que quelques minutes, puis-je vous posez quelques questions (Avec la logique « un peu de temps » pour beaucoup de gain, on vous pose déjà la première question sans que vous ayez pu émettre la moindre remarque à moins de couper la parole à votre interlocuteur)

- Je vais vous demander votre ville, age, profession (rien de bien inquiétant)

- Dans votre métier, dans quelle tranche de salaire vous situez-vous (ça devient de plus en plus personnel et le lien profession/salaire est habillement amené)

- Quelle est la proportion de votre revenu consacrée à l’épargne ? (là vous commencez à vous interroger sur la finalité de l’appel et le lien avec un Institut d’enquête sur les conditions de vie se dissipe)

- Savez-vous que nous pourrions vous faire économiser 30 % d’impôts, accepteriez-vous de recevoir un de nos conseiller ? (La vous tombez des nus, sous couvert d’une enquête de société, on vous tire des informations de votre quotidien et on essaie de vous vendre un produit d’assurance vie.)C’est à ce moment que vous répondez plus ou moins sèchement en mentionnant votre désagrément et la supercherie de la démarche. Agacé, vous pouvez même être agressif vis-à-vis d’un pauvre étudiant esclave d’une société de télémarketing qui monnaie ses services à des entreprises dont les démarches commerciales peuvent être discutées.

Entre 19h et 20h30, vous avez entre 1 et 3 appels de ce type pour essayer de vous vendre des abonnements de télé, des produits financiers, des placards, des fenêtres et autres cuisines. Y en a marre de ces appels intempestifs dans notre sphère privée et ces démarches de tromperies devraient être réprimées comme une forme d’escroquerie.

Rédigé le dimanche 09 avril 2006 dans Je suis débordé et j'en ai marre | Lien permanent | Commentaires (1)

On fera avec

« On a transféré 80 % de l’activité dans mon service sans savoir comment on va s’organiser et sans avoir des effectifs dans les mêmes proportions. Ça fait plusieurs fois que je réclame le mode opératoire futur et les effectifs en relation. On m’a répondu que cela allait venir et que c’est en marchant que l’on pourra construire le chemin. Alors je me résigne et je dis à mes troupes ON FERA AVEC »

On entend de plus en plus comme conclusion « On fera avec » pour signifier que l’on va devoir fonctionner sous contraintes supplémentaires sans avoir les ressources et les informations adéquates. C’est très désagréable de s’entendre dire que c’est comme ça et que l’on verra. Alors il ne reste plus qu’à se résigner et, dans l’absence de réponses claires et opérationnelles, nous n’avons pas d’autres choix que « de faire avec ».

Cette expression fait émerger une problématique de management très importante qui réside dans la capacité à donner des réponses et dans la capacité à donner des méthodes quand on a pas ces réponses. Souvent, les managers n’ont pas toujours les réponses mais ils ne peuvent en aucun cas « botter en touche » et laisser entendre « Demerdez vous ». Ils doivent faire preuve d’écoute, être force de proposition et montrer leur implication. Mais dans tous les cas « on fera avec ».

Rédigé le vendredi 19 mai 2006 dans Je suis débordé et j'en ai marre | Lien permanent | Commentaires (0)

Reporting à tout prix

« C’est la troisième fois en deux mois que l’on me demande de faire un reporting sur les effectifs. Avec des formats différents, on nous demande de fournir toujours plus de chiffres sans savoir ce qu’ils en font réellement ! »

Cette phrase, d’un cadre d’une grande entreprise, illustre le besoin croissant de lisibilité des fonctionnements des entreprises dans un souci de contrôle mais également l’incompréhension des managers devant l’incohérence et l’augmentation des demandes de reporting.

Pour éviter des dérives de type Enron et disposer d’un pilotage en temps réel, les entreprises développent des dispositifs de remontée d’informations de manière plus ou moins informatisée. Les managers ne sont plus évalués sur leurs seules compétences techniques mais également sur leur capacité à piloter et faire évoluer leur activité. Le reporting est une activité normale dans une logique de pilotage et de délégation à condition qu’il ait du sens pour les différents intervenants et que son coût ne soit pas supérieur aux gains qu’il est censé permettre. Comment s’organiser pour mieux répondre aux demandes de reporting ? La réponse tient dans la maîtrise de deux compétences clés : une bonne connaissance du système d’information permet de trouver les informations demandées rapidement et un savoir gestionnaire par lequel il est possible de transformer les informations demandées en indicateurs de pilotage.

Rédigé le dimanche 11 mars 2007 dans Je suis débordé et j'en ai marre | Lien permanent | Commentaires (1)

Les notes récentes

  • Du discours à l'action
  • Le devoir de réponse
  • Je veux être utile
  • Combien gagnes-tu ?
  • Reporting à tout prix
  • RSE
  • Le sens de l’histoire
  • On veut ta tête
  • Brisez la glace
  • L'émotion positive

Les commentaires récents

  • amandine verstrepen sur Cocotte
  • Bea sur Du discours à l'action
  • sur ça pense comment un informaticien
  • idrissa sur Toute chose étant égale par ailleurs
  • krys sur C'est comme cela
  • roselan sur Etre chef, c'est gérer le stress des autres
  • troudbal sur Bienvenue dans le Blog du livre C'est n'importe quoi.
  • sur Bienvenue dans le Blog du livre C'est n'importe quoi.
  • moi sur Toute chose étant égale par ailleurs
  • etoundi germain sur Toute chose étant égale par ailleurs