Il y a un mot qui a, peu à peu, envahi notre environnement de travail dans le monde tertiaire. Ce mot est celui de livrable. Dans le dictionnaire français c’est un adjectif qui signifie « Qui peut être livré » et non ce qui doit être fait. Il résulte d’une francisation du mot anglais « to deliver » pour signifier ce que l’on doit produire et livrer. Un livrable c’est simultanément ce que l’on doit produire et livrer à un client que celui-ci soit interne ou externe. La complexité de nos fonctionnements dans les activités tertiaires est telle qu’il est parfois difficile de savoir (et donc d’apprécier) ce que les gens produisent. Dans un fonctionnement de mouvements permanents, il n’est pas toujours aisé de voir ceux qui participent réellement à l’activité de ceux qui en donnent l’illusion volontairement ou involontairement. Avec l’objectif de mettre les différents acteurs en situation de production de prestations essentiellement intellectuelles, nous leur demandons des livrables. Dans une logique projet et contractuelle, ils doivent, selon un cahier des charges qui définit le planning, les moyens et les objectifs, produire une étude, un diagnostic, une méthode, une analyse, etc.
Héritée des démarches projets, la notion de livrable tend à se généraliser pour que les différents participants à l’activité d’une entreprise rentrent de manière opérationnelle dans les sujets. Ce fonctionnement permet la formalisation qui est à la base de la création et de l’amélioration par itération. Encore faut-il que ce qui est demandé le soit suffisamment clairement et que les rétributions et reconnaissances soient en relation avec les investissements consentis !
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