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les bouteilles de champagne dans la vitrine

Bonjour à tous, je suis un ancien directeur d'usine et je vais vous raconter l'histoire des bouteilles de champagne dans la vitrine.

J'ai dirigé pendant 20 ans une usine et ai eu de nombreux collaborateurs. Nous avions une politique de promotion sociale et il n'était pas rare de voir des ouvriers devenir responsable d'atelier puis cadre et directeur de service. Nous avions un souci de progression sociale et cela nous paraissait plus important que la rentabilité à court terme. J'étais persuadé d'être un chef équitable à l'écoute de ses salariés et un jour j'ai compris que je ne connaissais pas vraiment mes collaborateurs et en quoi ce que je faisais avait du sens ou non pour eux.


Un collaborateur m'invite à diner et, comme on dit, met les petits plats dans les grands pour recevoir son chef. La soirée se passe merveilleusement bien, nous échangeons sur le travail et des banalités sur différents sujets de société sans aller trop loin pour éviter de froisser nos convictions réciproques. A la fin du repas, je remarque, dans la vitrine 8 bouteilles de champagne vides. Intriqué, je lui demande si il fait la collection de bouteilles de champagne. Il me répond que non et se retourne vers sa femme avec un regard interrogatif et lui demande "On lui raconte ?" Après un hochement positif de la sa femme, il me dit :
"A chaque fois que vous m'avez donné une promotion, nous avons ouvert une bouteille de champagne que nous avons gardée"


Je fus très surpris par cette réponse. J'avais un sentiment de fierté mais en même temps de honte car je n'avais pas su voir l'importance que mes décisions et paroles pouvaient avoir sur ce brave homme. J'avais un peu honte de ne pas connaître mieux mes collaborateurs et surtout de ne pas lui avoir offert ces bouteilles de champagne. C'est peut être cela le management, bien connaître ce qui fait sens pour ses collaborateurs.

Rédigé le lundi 31 octobre 2005 dans Collègues je vous aime, collègues je vous hais, Portenawak d'or | Lien permanent | Commentaires (0)

L'homme aux deux vestes

Je suis contrôleur de gestion dans une entreprise de logistique et je veux vous raconter l'histoire de Jean Noël M.

50 ans, ingénieur de formation, Jean Noël M aime montrer à tout le monde qu'il est très fort et qu'à force de travail on arrive toujours à ses fins. Il arrive très tôt le matin et part très tard le soir en se vantant d’être le premier arrivé et le dernier parti. Il s’investit dans tous les dossiers, se porte systématiquement volontaire sans pour cela fayotter avec ses chefs. Mais alors, qu’est-ce qui peut le motiver à agir de la sorte ?

L’argent ? il gagnerait autant en en faisant moins. La promotion sociale ? il serait plus sociable et complaisant avec ses responsables. A moins que ce soit l’éthique ou bien encore mieux, une image qu’il voudrait se donner pour paraître aux autres comme un homme sans failles.

Son cas m’a longtemps laissé perplexe et souvent je me disais : qu’est-ce qui le pousse à agir ainsi ? Je me suis longtemps dit que c’était un dingo du travail, un obsessionnel de la tâche accompli, un amoureux du bel ouvrage et de l’ordre. Et cela, jusqu’au jour où je l’ai surpris avec ses deux vestes.

Au cours nos journées de travail, nous passions parfois la porte de son bureau pour demander une information à Jean Noel M. Il était très souvent à son poste mais dans le cas contraire, nous trouvions sa veste et des documents ouverts nous laissant croire que ce dernier était en réunion ou bien en RDV. Un mardi matin j’avais besoin de lui et je vis son bureau en chantier avec une veste adossée à sa chaise. Quelque minutes plus tard ma femme me demande de regarder dans la voiture, que j’avais laissée au parking, si ses clefs ne s’y trouvaient pas. Je descendis donc au parking pour m’en assurer quand je vis à 11h notre Jean Noel M arriver et descendre de son véhicule avec une autre veste. Surpris je décidais d’aller le saluer et lui dire que je le croyais au bureau ce matin. Très gêné, il me congédia assez vite avec un ton à la fois méprisant et culpabilisant en me disant que le parking était un drôle d’endroit pour faire une pause. Après vérification et depuis ce jour je compris que Jean Noel M laissait sa veste pour faire croire qu’il était au bureau alors qu’il se donnait des moments de liberté pour faire ce que bon lui semble.

Pourquoi tricher de la sorte ? Peut être parcequ’il n’assumait pas ses escapades et qu’il compensait par un excès de morale ? Et tout cela alors que personne ne lui en demande pas tant et qu’il peut tout à fait sortir de temps en temps si il en a besoin. Paraître le contraire de ce que l’on est pour espérer être parmi les autres.

Rédigé le dimanche 20 novembre 2005 dans Collègues je vous aime, collègues je vous hais | Lien permanent | Commentaires (0)

Oh mamy, Oh mamy blues

Merci à Christine d’avoir témoigné sur le blog portenawak

Je craque, je n'en peux plus, je crie PORTE NAWAK. Je reviens de la machine à café où j'ai assisté à une discussion "C'était mieux avant".

La scène : La machine à café un matin de novembre où les vacances sont oubliées et Noël pas encore assez présent pour que ça mobilise tous les neurones disponibles.

Les acteurs : Moi endormie et deux collègues de bureau en train de se plaindre de leur sort et de leur situation :

- Avant c'était pas comme ça, il y avait du respect dans l'entreprise, nos patrons étaient des gens du sérail qui avaient obtenus leur poste au mérite et pas des jeunes financiers bardés de diplômes qui ne savent pas de quoi ils parlent -

Tu as raison, tu as vu tout ce qu'il nous demande, c'est complètement fou. Il faut faire son travail et en plus tout changer et puis quoi encore

- Qu'est-ce qu'on était bien avant

Là j'ai craqué et leur ai demandé - C'était quand avant ? dans les années 1930 où il fallait demander au contremaître pour aller faire pipi ! après la guerre où les gens travaillaient 70 heures par semaine pour reconstruire le pays ! dans les années 1960 où le patronat avait tout pouvoir ! dans les années 1980 où le fric était la seule valeur avec Bernard Tapie comme Idole.

Grand froid, une des pipelettes passéistes me dit mais pourquoi tu nous demandes cela - Parceque j'en ai marre de cette sinistrose et que le "C'était mieux avant" m'énerve. C'est à nous de construire le monde futur en y participant avec envie, humour et enthousiasme et non pas en rêvant sur un passé qui n'était pas aussi idyllique que ça. Et pourquoi pas revenir au moyen âge et sous la monarchie tant que vous y êtes. Tout n'est peut être pas rose mais nous avons les moyens de faire évoluer les choses. Notre monde est dure mais peut être pas autant que celui que d'autres partagent tant dans l'espace que dans le temps. Mais c'est plus facile de fouiller dans les tiroirs de son passé que d'investiguer l'armoire du monde avec des coffrets sans fin de création, d'innovation et d'humanisme.

Merde et merci au blog de m'avoir permis de sortir ce que j'avais sur le cœur

Rédigé le jeudi 24 novembre 2005 dans Collègues je vous aime, collègues je vous hais | Lien permanent | Commentaires (0)

El producto typico

Un des avantages des rachats et réorganisations, eh oui il pourrait y en avoir bien caché sous la montagne d'inconvénients et de d'injustice, consiste dans le fait de rencontrer des personnes nouvelles avec des cultures si différentes qu'elles nous font prendre conscience de la notre et de nos travers au travail.

Mon entreprise produit et commercialise un logiciel de statistiques et a, dans ce cadre racheté des entreprises du même secteur dans d'autres pays européens. De ce fait il n'est pas rare que nous ayons des collègues de Madrid, Lisbonne, Londres, Milan ou encore Dusseldorf qui nous rendent visite ou avec lesquels nous travaillons sur des dossiers.

C'est peut être comme cela que l'on va construire l'Europe, en apprenant à travailler ensemble et aussi en grandissant ensemble. mais sur ce dernier point, je tiens à remercier C. Klapich pour son film l'auberge Espagnole qui montre tout l'intérêt que nos enfants apprennent la vie et aussi l'amour avec leurs collègues européens.

Dans le cadre d'un projet commercial, nous devons faire une offre globale pour un client qui a des implantations dans toute l'Europe, nous obligeant ainsi à nous coordonner pour donner une prestation cohérente et visible au client. Je pilote ce projet avec mon collègue espagnol et celui-ci qualifie très souvent une situation de blocage ou d'incompréhension culturel entre nous par "El producto typico". Pour moi cette expression raisonnait de manière un peu prétentieuse et xénophobes considérant les différences culturelles comme un produit alimentaire AOC. La première fois ça passe, la deuxième vous faites l'étonné, la troisième vous montrer votre indignation et la quatrième vous vous dites que vous ne pouvez pas laisser continuer.

Comme le dit la chanson de Nougaro "Est-ce l'Espagne en toi qui pousse un peu sa corne", je lui ai demandé pourquoi il qualifiait de la sorte ces interlocuteurs et que je percevais cela comme dédaigneux. Il me répondit : Ah vous les français ! vous êtes toujours prêt à partir sur le front de l'injustice culturelle comme si vous étiez les dépositaires d'une référence Universelle. En Espagne on appelle les français  "les moi je" car vous commencez toujours une phrase par moi je. En suis-je outré, non , c'est votre culture et quand celle-ci intervient dans nos fonctionnements, je l'identifie en tant que telle par "El producto typico" pour me rappeler l'importance que ça a. Ah oui ça fait pas très intello, mais au moins tout le monde comprend. je sais ça fait un peu produits alimentaires mais en France n'appelez vous pas les italiens "les macaronis", les allemands "les bouffeurs de choucroute".

Après cet échange je me suis dit que nous avions tout à apprendre de l'Europe et de ses cultures. Je suis presque fier d'être un producto typico tout en conservant un recul suffisant pour que le typique ne soit synonyme d'unique.

Rédigé le jeudi 24 novembre 2005 dans Collègues je vous aime, collègues je vous hais | Lien permanent | Commentaires (0)

Mot à Maux

A l’occasion d’une réunion de travail au cours de laquelle je donnais mon point de vue sur des manières de faire en précisant leur inefficacité et la nécessité de le revoir je fus repris d’une manière aussi surprenante que désagréable.

En effet, un responsable s’adressa à moi par l’expression condescendante suivante : Mon jeune collègue, ne soyez pas trop exigeant, les organisations ont une raison que la raison ignore.

Au delà du fait qu’il plagiait Molière sans s’en rendre compte et pensait faire de l’esprit, il ne répondait en rien à mes interrogations et cherchait à me discréditer en me qualifiant de non expérimenté et en faisant état de sa supériorité hiérarchique.

J’avais vraiment envie de lui « Mon vieux con » mais compte tenu du protocole je me suis limité à un n’importe quoi. Pourquoi on n’aime pas les jeunes dans les entreprises ? On est trop jeune, trop diplômé, trop pressé et jamais comme il faut.

Rédigé le dimanche 04 décembre 2005 dans Collègues je vous aime, collègues je vous hais | Lien permanent | Commentaires (0)

Cocotte

Depuis deux semaines, nous avons en stage une jeune étudiante d’une université en sciences de gestion. C’est vraie qu’elle toujours pomponnée mais un « quinqua » bon teint a entrepris de l’appeler Cocotte.

Je suis peut être trop pointilleux sur les mots mais je trouve cela dégradant et comme une attaque machiste à la gente féminine. « C’est bien cocotte, vous avez fait du bon travail ». C’est quoi c’est familiarité de goujat, c’est un mélange de fausse compassion et de négation féminine la reléguant au rôle de poupée à des desseins que mon éthique condamne. Les entreprises sont-elles machistes ou n’est-ce qu’une malheureuse expérience non représentative ? Peut être mais parfois j’en doute alors veillons.

Rédigé le dimanche 04 décembre 2005 dans Collègues je vous aime, collègues je vous hais | Lien permanent | Commentaires (1)

j'adore......c'est génial

J’ai une collègue je ne peux plus la supporter, non pas parce qu’elle est désagréable mais parce qu’elle n’est jamais naturelle. Dès qu’une personne lui dit quelque chose elle s’exclame « c est génial » ou bien « j’adore » en répétant ces expressions un nombre de fois qui leurs enlève toute sincérité et vérité.

Vous allez me dire qu’il faut mieux une personne en apparence pleine d’enthousiasme que des "jamais contents". Je n’en suis pas si sur. Vous pourriez lui présenter un rapport macabre sur des massacres qu’elle dirait « C’est génial ». Et plus la personne est gradée dans la hiérarchie de manière réelle ou symbolique et plus elle entonne des « C’est génial ».

Ce n’est pas une mauvaise personne mais on ne sait jamais ce qu’elle pense réellement et de ce fait sa participation se limite à une comédie où elle a l’impression d’être estimée en fonction de sa capacité à paraître docile et non à être tout simplement.

Etait-elle comme ça ou bien est-ce le système qui la faite telle qu’elle est aujourd’hui ? y aurait-il une prime aux fayots dans les entreprises ? peut être de manière isolée mais j’ose à penser que cela reste marginal et que la grande majorité des situations ne relève pas de ces logiques regrettables.

Je ne déteste pas que l’on me dise que ce que je fais est génial mais cela doit se faire avec mesure et surtout vérité. Mais c’est peut être plus rigolo et surtout vivant d’avoir sa journée ponctuée verbalement par des j’adore et c’est génial que « j’en ai marre », « c’est nul », « ça ne marchera jamais », « c’est pas la peine d’essayer », etc.

Rédigé le dimanche 01 janvier 2006 dans Collègues je vous aime, collègues je vous hais | Lien permanent | Commentaires (1)

T’as vu comment il est habillé !

Mon intérêt pour les conversations collatérales de mes collègues dans certains lieux comme la machine à café est toujours récompensé par les enseignements que je peux en tirer. Un matin de décembre, entre expresso et cappuccino, j’ai attrapé des bribes d’une conversation que j’ai, dans un premier temps, jugée superficielle. Mais l’intérêt que les participants y manifestaient m’a amené à réfléchir sur cette dernière.

- T’as vu comment il est habillé ce matin, il pourrait quand même faire un effort. Je ne sais pas qui lui choisit ses cravates ! Ça doit être lui, sa femme n’aurait pas aussi mauvais goût !

- Tu as raison, et puis avec son poste à responsabilités, il ne montre pas une bonne image de notre entreprise. Franchement des chaussettes marrons avec des chaussures noires et une ceinture marron avec un costume gris ! il le fait exprès

- Nous devrions peut être lui dire mais il risque de mal le prendre

- Nous pourrions peut être proposer un séminaire sur comment s’habiller au travail ?

Superficialité ? Attente d’un idéal ? Recherche d’une relation entre un statut et une image ? Une envie de beau et de style ? Un simple commérage ? Devrions-nous porter plus d’attention à notre look et à l’image que nous projetons ? Notre société a t-elle condamné l’être au profit du paraître ? Notre perception de la réalité par écrans interposés nous invite t-elle à donner plus d’importance aux effets d’image ? Serait-ce une invitation à l’excellence individuelle synonyme de respect des autres et de soi même ?

Rédigé le lundi 13 février 2006 dans Collègues je vous aime, collègues je vous hais | Lien permanent | Commentaires (3)

Aller prendre un verre avec ses collègues

- Salut tu viens , on va prendre un pot ?

- Non, j’ai encore du travail et je dois rentrer

- Allez viens, déconnectes, tu verras c’est sympa et il y a le nouveau, tu apprendras à le connaître…

Je suis d’une génération marquée par des séries cultes telles que Friends, Ally Mc Beal, Sex And The City qui savent simultanément être drôles et ancrées dans notre réalité. Dans l’une d’entre elles, Ally Mc Beal, on voit à la fin de chaque épisode, les avocats d’un cabinet se retrouver dans un bar pour échanger sur le travail et sur tout autre sujet qui construit une relation. C’est l’occasion de se créer un moment d’intimité professionnelle que les contraintes de production ne permettent pas toujours. Je trouve que dans les entreprises on a de plus en plus besoin de ces moments où l’on créé une interface entre le privée et le collectif sans empiéter sur l’une ou l’autre des deux sphères. L’ambiance et les consommations (avec modération) aident à délier les langues et à mieux comprendre les autres. On rit des situations de travail et de soi même dans une respect mutuel qui crée un vécu commun. Certains disent qu’ils préfèrent rentrer chez eux et que la vie au travail a ses limites. Certes, il ne s’agit pas de passer tous les soirs avec ses collègues. Mais donner une heure de temps en temps pour mieux vivre tout son temps au travail peut être préférable à fuir pour s’enfermer dans son îlot individuel.

Rédigé le lundi 13 février 2006 dans Collègues je vous aime, collègues je vous hais | Lien permanent | Commentaires (1)

Y’en a marre des plantages

« ça fait trois fois cette semaine que l’on m’appelle au dernier moment pour annuler un RDV sans que je puisse me retourner ou bien que mes temps de transport sont comptabilisés en pures pertes. Quand les RDV ne sont pas annulés, il n’est pas rare de voire les protagoniste arrivés avec un retard au delà du raisonnable sans esquisser la moindre excuses comme si c’était normal de faire poireauter les gens dans les antichambres glauques des couloirs d’entreprise »

Ce n’est pas la première fois que j’entends quelqu’un se plaindre aussi vivement à propos de la dégradation du respect des engagements de rendez-vous et de tenue des horaires. Pourtant, la plupart des personnes disposent des outils de type PAD et de moyens de communication mobile permettant d’informer très rapidement ces interlocuteurs. Si ce n’est pas au niveau des outils que se trouve l’explication, qu’en est-il ? Serait-ce une trop forte pression qui contraint les individus à gérer leur agenda sans marge de manœuvre conduisant à des annulations et retard en chaîne dès que se produit un quelconque événement imprévu (rendez-vous nécessitant plus de temps que prévu, problème de transport) ? Si tel est le cas, les individus ont-ils la possibilité de dire non à certaines sollicitations de rencontres et diminuer le nombre d’interactions ?

Leur environnement crée de plus en plus de sollicitations dont ils ne savent pas toujours apprécier a posteriori la valeur et l’intérêt. Pour être dans le coup ils sont plongés dans un flux ininterrompus d’occasion qui, si il n’est pas maîtrisé, peut vite devenir une course effrénée conduisant à des dérives de stress et de saturation. La technologie, la pression de l’activité et l’ère du tout communicationnel sont des éléments d’inflation des moments de rencontre et d’échange. Mais ne confondons pas la quantité avec la qualité et soyons vigilant quant au ratio temps/valeur de ces moments par expérience des personnes et des contextes d’action. Et puis comme cela on retrouvera un semblant de politesse en ne plantant pas nos collègues.

Rédigé le mardi 24 octobre 2006 dans Collègues je vous aime, collègues je vous hais | Lien permanent | Commentaires (0)

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