« J’ai beau lui laisser des messages sur sa messagerie, informer ses collaborateurs ou même lui laisser un mail, rien n’y fait. Mon patron ne sait pas répondre, il vous appelle quand il a le temps ou bien lorsqu’il a besoin de quelque chose. Tout en lui spécifiant l’urgence de certaine de mes demandes, il peut me répondre que deux ou trois jours après. Quand je lui fais part de l’absence de ses réponses il justifie cela par une pirouette du style -j’étais débordé- ou encore plus désopilant –je savais que tu avais les moyens de trouver la réponse par toi même. »
Ce témoignage illustre ce que j’appelle le devoir de réponse dans tout fonctionnement collectif. Quelque soit son statut, tout un chacun doit faire de répondre aux sollicitations de ses collègues et/ou subordonnés. Avec leur supérieur, les gens font généralement plus attention, ce qui est d’autant plus désagréable si ce manquement est dû à des différences d’importance institutionnelles en dehors de toute considération de politesse. Le fait de répondre à une personne qui nous a sollicités c’est déjà la remercier mais également la reconnaître en temps qu’interlocuteur. Ne pas le faire constitue un non respect de la personne elle même, de ses demandes et de son registre d’action par laquelle elle s’identifie.
La non réponse peut très facilement s’expliquer par un manque de temps ou par son incapacité à disposer des informations demandées. Dans tous les cas, il suffit d’en informer le demandeur en lui donnant une lisibilité sur les échéances ou bien les modalités de résolution permettant à ce celui-ci « d’y voir clair » et de s’organiser. L’absence de réponse crée un vide organisationnel et relationnel : On ne sait ce que l’on peut faire, on est bloqué et on s’interroge sur la manière dans l’autre nous voie et nous respecte.
Si vous êtes en retard à un rendez-vous, informez la personne de ce retard lui permettant de savoir ce que vous faites et n’attendez pas pour vous imposer à cette même personne avec un retard plus ou moins substantiel. Il y a fort à parier que climat du rendez-vous et sa productivité en seront altérés. La réponse n’est pas un acte de travail mais un devoir humain permettant ainsi de participer à l’aventure collective qui est celle de notre sphère professionnelle.
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