« Notre chef ne sait jamais nous dire quand ça va bien. Les messages que l’on nous envoie sont systématiquement dans un registre de catastrophe et de risque : il faut réagir à la concurrence, notre part de marché s’effrite, nos marges ont diminué et nos actionnaires sont mécontents. Jamais on vient nous voir quand tout va bien pour profiter de période d’accalmie. »
Cette phrase d’un cadre illustre ce que j’appelle le syndrome de l’émotion positive. Les chefs ne savent jamais partager des moments de bonheur au quotidien où les choses se passent bien avec la possibilité de dire « c’est bien et nous sommes contents de ce qui se fait ». En psychologie les émotions positives illustrent des manifestations de bonheur partagé et manifesté. La hiérarchie, de par son rôle institutionnel, tend davantage à se penser comme un contrôleur que comme un animateur et ne sait pas forcément se mettre dans une situation de satisfaction quand ça va bien. L’individu a besoin de petites victoires pour croire au grand soir, de pouvoir justifier de l’effort consenti et de partager des réussites collectives. Ce besoin ne peut être satisfait que collectivement avec l’ensemble des personnes qui oeuvrent communément. Sans ce collectif, ces moments de satisfaction et de plaisir n’auront pas la même intensité car le partage n’aura pas lieu. Alors messieurs les chefs apprenez à vous réjouir et à le communiquer à vos collaborateurs.
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