J’ai pour habitude de prendre un café le matin dans un bar avec un croissant. J’aime bien l’ambiance matinale endolorie des bars où chacun vole un peu de temps de liberté avant le travail. Un petit noir sur le zinc et ça repart pour reprendre un slogan publicitaire.
L’autre jour j’ai eu une expérience rigolote à ce sujet. Sur les 7h30/8h, je me pointe à un comptoir et commande un crème et un croissant. Avec l’amabilité légendaire des garçons de café parisiens on me répond « pour le croissant c’est à la boulangerie en face ». Je lui demande pourquoi il n’y va pas lui même. « Parce que c’est trop dangereux de traverser la rue » me répond t-il en se moquant de moi. Quelque peu déçu de ne pouvoir déguster mon « carburant » du matin, je renonce et m’arrête devant la boulangerie. Je suis accueilli par une asiatique qui me sert mon croissant et me dit que je peux aussi avoir un café et le prendre sur place sur quelques tables qu’elle a disposées car elle fait aussi salon de thé. Finalement ça a du bon la mondialisation, peut être que la culture du service va pénétrer les pratiques franchouillardes.
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